"Nous sommes en outre ce qu'ils ne sont pas: des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître, sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi-même".

(Fernand PELLOUTIER - Lettre aux Anarchistes – 1899) => lire la «Lettre aux anarchistes»

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C.G.T.-F.O. - «Les Cahiers Fernand Pelloutier» - C.E.O.

le 10 juillet 2018, l’édition n°11 a été mise en ligne.

POUR NOUS CONTACTER: uas.pelloutier@laposte.net

Brochure numérique gratuite:



«Comment fut élaborée la Charte d'Amiens»

- reproduction intégrale de la discussion du quinzième Congrès national corporatif –

- neuvième Congrès de la C.G.T. - Amiens, du 8 au 16 octobre 1906 -


    «L'Anarcho-syndicaliste»: L’édition n°208janvier-février 2019

Dans cette édition:

p.1-2: Éditorial ……………… Marc HÉBERT

p.3: «Bâtir une France nouvelle»...«Et en même temps»...«Refonder l'Europe» …………………………………. Jacqueline SALIOU

p.4: Les Centrales participent-elles à l'exclusion d'une grande partie des travailleurs ………………………………… Christine

p.5: Les coups d'gueule …………………………………….. du père Siffleur

Dites aux Confédérations que nous avons retrouvé le bouton de la grève ………………………………………………... Christine

Bons voeux et humeur noire …………………………………………… d'un lecteur

p.6: La place des militantes et des militants syndicalistes est avec les Gilets-jaunes ……………………………………………. …………… (Contribution de syndicalistes)

p.7: Syndicalisme, salariat, patronat et État ……………………………………………. extrait d'une étude de Sébastien FAURE - 1922

p.8: Pas question de n'en plus parler……….... par la mère Veille-Augrin

p.9: Un combat à mener dont personne ne parle ………………………… Yvon BOURHIS

p.10-13: Indépendance nationale ou libération sociale (6ème partie) ....…………………………………….. Georges RIVALIN

p.14: Les nuits blanches et idées noires ………………………….. du père Cuteur


DE QUEL CÔTÉ LES SYNDICATS SONT-ILS ?

M. Macron s’attendait à de vastes mouvements de grève contre ses réformes pour faire monter dans l’opinion publique, l’opposition aux organisations syndicales et accroître leur discrédit.

Le rejet des blocages provoqués par les mouvements de grève devait lui permettre de mettre en place ses réformes sans difficulté.

Au lieu de quoi a surgi le mouvement des Gilets-jaunes, mouvement sans leader, déclenché, au départ, par la mise en place de nouvelles taxes sur le carburant et multipliant aujourd’hui les revendications sur l’augmentation des salaires et revenus, des allocations chômage et retraites, le développement des services publics, une plus grande démocratie…

On pouvait s’attendre à ce que les organisations syndicales se joignent aussitôt à ce mouvement qui porte les revendications de leurs adhérents.

Au lieu de quoi, loin de soutenir ce mouvement, les organisations syndicales restent silencieuses et même méfiantes et opposées à ce mouvement.

Comment expliquer cette attitude?

Certainement par le mode de financement des organisations syndicales qui les contraint aujourd’hui à jouer le rôle de relais du pouvoir en place.

La CFDT dénonce une «forme de totalitarisme» et «les factieux»; «arrêtez d’être naïfs et irresponsables» face à des «gens qui veulent renverser la démocratie».

FO rejette le mouvement des Gilets-jaunes au motif qu’ils ne sont pas salariés mais chômeurs, intérimaires, auto-entrepreneurs, RSA, petits artisans, petits commerçants, agriculteurs… alors que beaucoup de ceux-ci sont des travailleurs que les conditions imposées par le marché du travail ont contraint à adopter des statuts beaucoup plus défavorables que le salariat.

Plus adroite, la CGT cherche à récupérer le mouvement.

En rejetant les Gilets-jaunes, FO abandonne une grande partie des travailleurs qui gagnent leur vie en vendant leur force de travail et trahit la volonté des militants ouvriers fondateurs du syndicalisme confédéré en 1893:

«La Confédération générale du Travail a exclusivement pour objet d’unir, sur le terrain économique et dans des liens d’étroite solidarité, les travailleurs en lutte pour leur émancipation intégrale».

Yves VEYRIER dénonce l’alliance syndicats-Gilets-jaunes et déclare même «je ne sais pas ce que sont les Gilets-jaunes» tout en reconnaissant que de nombreux militants FO sont dans le mouvement.

Il apporte son soutien à la procession de fonctionnaires organisée du Havre à Matignon la semaine du 4 au 8 février.

La Commission exécutive apporte également son soutien aux UD-FD qui appellent à la mobilisation, y compris par la grève, le mardi 5 février.

La couverture du dernier n° de l’inFOmilitante de la Confédération célèbre «la Force de la Représentativité»!!!

Mais pas un mot sur les Gilets-jaunes.

Qu’attendre de cette journée du 5 février?

Celle-ci, relayée fortement par les médias et à laquelle vont participer, outre la CGT, FSU, Solidaires, certaines structures FO, des partis politiques (la France insoumise, NPA...) va créer l’illusion d’une unité des travailleurs, salariés, Gilets-jaunes et une «bulle» de résistance artificielle qui risque d’éclater comme une bulle financière.

Ce risque est grand mais, comme le mouvement des Gilets-jaunes n’était même pas envisageable en septembre, de même une radicalisation et une reconduction des manifestations, débrayages et grèves est possible.

C’est pourquoi, il faudrait déjà appeler au 6 et aux jours suivants et aux actes des Gilets-jaunes.



Marc HÉBERT.